HMI CNN

(FOUAD HACHMI & DJAMEL OULKADI)

Bruxelles – Belgique

 
Rompu à toutes les techniques de peinture, sérigraphie, graphisme et pub, HMI rejoint en 1999 le label Souterrain et devient membre du collectif qui l’a fondé. Dès lors, HMI réalise de nombreuses fresques en collaboration avec les graffeurs de son groupe, en Belgique mais aussi à l’étranger (Maroc, Allemagne, Italie, France…). HMI perfectionne sa technique autour des bombes de graff et devient le portraitiste incontournable du crew CNN. 

Après les fresques, les portraits de grands personnages et les dessins de presse, l’artiste s’attaque en 2012 au thème de la femme. Une occasion de rendre un hommage à sa sœur, décédée dans des circonstances tragiques. Un cri de révolte sur la condition de la femme. 

S’il est né dans la mouvance du graf, Djamel Oulkadi ne ressemble à aucun de ses représentants. Son travail se rattache autant à l’abstraction arabo-musulmane qui tente d’éviter l’image et la représentation humaine qu’à certaines oeuvres de l’Op Art où l’oeil est sollicité dans le déplacement des espaces qu’il essaye de fixer. Ses oeuvres sur toile comme ses fresques sont faites de chemins, de sentiers, de sillons, de vaisseaux, de ruelles qui nous entraînent dans un vertigineux voyage dans des dédales et des labyrinthes qu’il semble découvrir lui-même au fur et à mesure de sa course.

Car il y a du rythme dans ce travail, des contretemps, des arrêts, des accidents et des silences. Une musique qui serait retranscrite non pas en notes mais en couleurs et en une succession de surfaces planes et de tracés tortueux. Une peinture qui se lit par bribes, un détail après l’autre mais aussi – et c’est là qu’elle gagne plus encore notre adhésion – comme un tout lorsque les entrelacs, les enchâssements, les surfaces s’accumulent comme un patchwork ordonné et éclaté, libre et contraint pour ne former qu’une toile immense interrompue ici pour mieux la reprendre plus loin.

Des oeuvres sanguines, fortes et colorées que viennent contredire des toiles, en noir et blanc ou en multiples nuances de gris, singulièrement aériennes, froides et glacées. Une manière pour le peintre de nous parler de la mort et de la vie surtout lorsqu’une image, une figure souvent, pénètre comme par effraction dans le corps de la toile.

Le fascinant de cette démarche réside dans le « tout est possible » de cet artiste singulier qui fait de lui un véritable chercheur.

Portrait commun de Ahed Tamini

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